Cela pourrait être le titre d’une chanson ! « Le temps d’une année… » à attendre la livraison d’un camping-car qui ne semble jamais vouloir arriver, un peu comme un rêve, un Père Noël qui semble ne jamais vouloir apporter le « jouet » tant attendu ! Il est assez étonnant de voir à quel point le ressenti peut alors évoluer. On traverse toutes les phases de l’hésitation et de l’excitation au moment de la commande, avec une signature tremblante et une joie rarement dissimulée, puis celles de la déception, de la colère et de la haine la plus totale lorsqu’à quatre semaines seulement de la date de livraison prévue, soit 8 mois plus tard, le commercial vous appelle un (beau) matin en vous annonçant que la concession a « juste oublié » de passer commande du véhicule ! Honnêtement, je pensais que ce commercial-là avait une sacré façon de faire de l’humour avec un client ! Mais non, la blague n’en était pas une ! La concession a remarqué quasiment à expiration du délai de livraison que « mon véhicule » qu’elle savait devoir arriver, n’était pas sur le listing des livraisons du mois considéré !

J’aurais voulu hurler dans mon téléphone, demander à ce commercial comment il était aujourd’hui possible « d’oublier » la commande d’un véhicule avec toute cette informatique qui contrôle tous nos faits et gestes et, donc, aussi les siens, et de surcroît, ceux de la concession fautive ? Eh bien, non, même pas ! Je suis resté les « bras ballants » en attendant anxieusement la suite… Quelle allait être cette suite, faudrait-il que je patiente une nouvelle fois 8 mois pour enfin pouvoir entrer en possession de mon camping-car ? qui, soit dit en passant, était déjà entièrement payé !

Après de plattes excuses, de circonstances, pour le moins, il me proposa de ne pas me faire payer « les 3 % d’augmentation du prix public » de mon camping-car puisque j’allais (quand même) bénéficier du « millésime 2018 » et que la concession allait me prêter, « à titre gracieux », un camping-car de gamme identique jusqu’à la livraison du mien fin septembre 2017, soit 11 mois et 3 semaines après la signature du bon de commande ! Un record absolu, digne d’un « liner » ! Le commercial pensait certainement être « sympathique voire généreux », mais au vu de ma situation et surtout compte tenu de l’énorme bourde de la concession, je considérais,moi, que « ces petits gestes » relevaient tout simplement du minimum que l’on pouvait m’accorder !

Frustré et horriblement déçu, j’avais beau croire que tout cela était injuste et inadmissible, je ne pouvais toutefois rien y changer et je devais « prendre mon mal en patience » ! Mes parents me disaient il y a (très) longtemps déjà que « la connerie humaine était insondable », oui, mais j’ai également appris que TOUT, absolument TOUT était possible, et que le PIRE… ne serait, peut-être, que pour la prochaine fois !

« L’espoir fait vivre » dit la vox populi, mais jusqu’à quel point ? Il y a des instants qui ne passent pas, qui durent, qui vous torturent l’esprit et qui font que la magie de l’espoir n’opère plus comme elle devrait le faire. Et pourtant, une échéance arrive TOUJOURS, c’est même le propre de l’échéance, avec une notion du temps qui diffère pour chacun d’entre nous, pour ceux qui le sont directement (comme moi) et pour ceux qui le sont moins (comme la concession qui m’a… cependant, vendu un DERNIER camping-car) !

Quelques jours encore, maintenant, avant cette ultime échéance ; j’espère, cette fois, ne pas encore une fois devoir m’asseoir dessus et ne pas être trahi… par le camping-car lui -même, ce qui consistituerait, le cas échéant, le comble de cette histoire… peu drôle et (presque) sans fin !

 

CC grenouille